Rivières et retenues stratégiques

Du fait de sa nature peu perméable, le sous-sol finistérien favorise le ruissellement de l’eau de surface, créant un réseau hydrographique très dense. 

Les cours d’eau

Les rivières, à l’origine de 70 % de l’eau potable

L’absence de grandes nappes d’eau souterraines et la densité importante du réseau hydrographique finistérien expliquent que 70 % de l’eau potable distribuée en Finistère proviennent des eaux de surface qui s’écoulent dans ces cours d’eau.

Des cours d’eau nombreux mais fragiles

Cet important réseau est néanmoins très majoritairement constitué de cours d’eau assez petits, avec des débits parfois très faibles en été et sensibles aux pollutions, en particulier aux nitrates ou aux pesticides.

Malgré les efforts réalisés en matière de qualité de l’eau, ces ressources restent fragiles et exposées à l’évaporation, qui contribue aux assecs de plus en plus fréquents en été par exemple.

Une grande sensibilité au dérèglement climatique

Cette fragilité est accentuée par le dérèglement climatique, qui modifie la répartition des précipitations dans le temps et dans l’espace, avec des périodes de sécheresse plus longues et des évènements extrêmes en hiver.

La hausse des températures augmente également l’évaporation et diminue la quantité d’eau disponible pour les milieux naturels et les usages humains.

À retenir

Il est important de préciser ici que les eaux de surface et les eaux souterraines sont étroitement liées. En période estivale lors de l’étiage, le débit de certains cours d’eau est fortement alimenté par les eaux souterraines.

Les retenues d’eau stratégiques

Afin de faire face à la fragilité des cours d’eau en période estivale, le département du Finistère dispose de deux grandes retenues stratégiques permettant de soutenir l’étiage des cours d’eau majeurs du territoire.

Sur l’Aulne, il s’agit de la retenue Saint-Michel (13,3 millions de m3), située à Brennilis dans les Monts d’Arrée, et sur l’Elorn, il s’agit de la retenue du Drennec (8,8 millions de m3), située à Sizun. L’été, la vidange progressive et contrôlée de ces retenues permet de préserver les milieux aquatiques en maintenant un débit suffisant dans les cours d’eau, tout en permettant de poursuivre les prélèvements d’eau pour l’alimentation en eau potable des habitants.