Schéma départemental d’alimentation en eau potable

Feuille de route établissant la stratégie de sécurisation de l’alimentation en eau potable, le schéma départemental de l’alimentation en eau potable (SDAEP) est porté par le Département en partenariat avec les collectivités compétentes.

Le schéma départemental de l’alimentation en eau potable du Finistère

Le schéma départemental de l’alimentation en eau potable (SDAEP) permet d’identifier les grands travaux structurants à prévoir à l’échelle départementale en se fondant sur un bilan des besoins et des ressources et sur des scénarii prospectifs pour l’avenir.

Le premier schéma départemental a été finalisé en 2014 ; son objectif principal consistait à assurer la sécurisation locale de la distribution d’eau potable entre les communes au sein des intercommunalités. Ce travail a permis la création de nombreux maillages intercommunaux, d’interconnexions majeures et l’optimisation des ressources déjà existantes.

L’actualisation du SDAEP lancée en 2025 par le Département

Après plus de 10 ans de mise en œuvre et l’atteinte de ses objectifs, il est apparu nécessaire d’actualiser le schéma départemental, notamment pour prendre en compte l’impact toujours plus fort du dérèglement climatique en Finistère en visant un horizon 2050.

Une sécurisation supra-communautaire

Ainsi, le Département a engagé l’actualisation du SDAEP en 2025 en partenariat avec les collectivités finistériennes et avec le soutien financier de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, en fixant un objectif de sécurisation supra-communautaire.

En effet, compte tenu des sécheresses récentes comme celle de l’été 2022, il est aujourd’hui nécessaire de sécuriser les intercommunalités entre elles via de grandes interconnexions appelées « autoroutes de l’eau » et de nouveaux stockages. Certaines de ces autoroutes existent déjà, mais le maillage à grande échelle est encore incomplet en Finistère.

Les nouvelles ressources en eau

Rechercher de nouvelles ressources pour faire face à des sécheresses importantes devient aussi un impératif, car les recharges hivernales ne sont plus garanties, comme l’hiver très sec de 2016-2017 l’a démontré.

Ces nouvelles ressources doivent être recherchées dans les eaux souterraines (nouveaux forages plus profonds ou réhabilitation de captages abandonnés), les retenues d’eau de surface ou les anciennes carrières, qui peuvent devenir des réserves d’eau brute « naturelles ».

La prise en compte du dérèglement climatique

Ce travail important prend aussi en compte l’avenir, en intégrant des scénarii fondés sur les hypothèses du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) concernant le dérèglement climatique et son impact sur le Finistère et ses ressources en eau.